Ambricourt : apprendre à fabriquer une éolienne individuelle, un pas vers l’autonomie

Publié le 30/07/2014  La Voix du Nord

 

Depuis le début de la semaine, dix stagiaires venus de tous horizons construisent une éolienne sur le site du « Germoir » à Ambricourt.

PHO_2_Construction_dune_eolienne

Au départ de tout projet, il y a une rencontre. Ici, celle de Sylvain Blarel, responsable de la société CapVent, basée à Ambricourt, et de Jay Hudnall, fondateur de Tripalium, association destinée à promouvoir la fabrication d’éoliennes individuelles. Sylvain Blarel, qui accueille le stage sur le site de son entreprise, explique la démarche : « Le but, c’est de montrer que l’énergie ne vient pas d’un mur où on a branché une prise. C’est aussi découvrir que produire de l’énergie c’est dur. Et quand c’est dur on fait attention à sa consommation. On est dans l’éducation populaire. » Permettre à tout un chacun de produire son énergie et de pérenniser son outil de production, telle est la philosophie de cette semaine de travail.

Des stagiaires venus de tous horizons

Pour la première fois réalisé sous cette forme, le stage regroupe des personnes venues de tous horizons géographiques et professionnels, de tous âges, aussi. Ils construisent une éolienne domestique de A à Z, de la partie menuiserie à l’électricité en passant par la mécanique. En s’appuyant sur un manuel technique et avec la présence permanente des formateurs, on apprend à souder, à travailler le bois pour construire les pales, à réaliser des bobines. Laurent est venu de la Réunion pour faire ce stage : « Mon but est de vérifier par moi-même la fiabilité de l’objet, directement en le fabriquant, pas en écoutant les arguments d’un vendeur. »

Si l’ambiance est au travail et à l’apprentissage, elle est aussi propice aux échanges. Un moyen, en cette période estivale, de passer des vacances intelligentes et d’échanger les savoirs. « On mange ensemble, on dort pour la plupart au camping, à Verchin. Le soir on se retrouve, on discute, le stage ne s’arrête pas à 18 h », précise Jay Hudnall. P. L. (CLP)